Recherche

Quelles connexions entre la comptabilité financière et le non-financier

Nous avons pensé qu’il était temps de prendre de nouveau du recul sur la façon dont les chercheurs, les praticiens et les organismes normatifs ont abordé la question de la connexion entre l’environnement, le social et l’immatériel et la comptabilité financière depuis les années 70. Ce questionnement n’est évidemment pas nouveau, en témoigne le travail extensif réalisé par Price Waterhouse USA dans les années 90 (1991, 1992, 1993, 1994) et les nombreux chapitres consacrés à ce sujet dans les livres publiés par les chercheurs Rob Gray (2001) et Stefan Schaltegger (1996, 2000), mais aussi l’Ordre des Experts Comptables (1996). Nous faisons donc un nouveau point d’étape, ce juillet 2020, à partir d’une étude qui a duré 5 mois, réalisée par l’équipe de la chaire de recherche d’Audencia.

Ainsi, notre travail de recherche a consisté à former un panorama structuré d’un grand nombre d’initiatives. Il ne s’agit pas forcément d’être exhaustif, car c’est une tâche difficile. Cependant, nous avons structuré une vision des connexions afin d’éclairer tous ceux qui, dans la pratique, l’écriture des standards ou dans la recherche, souhaiteraient aborder la question de la « comptabilité » de ce « non-financier ».

Rapport court en français 

Rapport long en français 

Nos projets

  • Rapport sur les modèles de comptabilités multi-capitaux (Mars 2021)
  • Rapport sur la mesure d’impact (Printemps 2021)
  • Rapport la performance des organisations dans les limites planétaires et avec les fondations sociales (Avril 2021)

Études doctorales

Cette thèse cherche à mettre en lumière les leviers et les freins des entreprises à l’intégration en comptabilité générale des capitaux naturel et humain. Il s’agit tout d’abord d’étudier la connexion qui existe aujourd’hui entre la comptabilité financière et ces capitaux non financiers. Une recherche-intervention a également été réalisée pour étudier l’implémentation d’un modèle de comptabilité multi-capitaux au sein des PME/TPE. Il s’agissait d’une expérimentation de 6 mois avec 3 PME/TPE testant le modèle LIFTS de la Chaire « Performance Globale Multi-Capitaux ». Ces entreprises sont : Yever (un cabinet de conseil birman), Nepsen (un groupe français d’écoénergéticiens) et Bathô (une entreprise de l’ESS et de l’économie circulaire de la région Nantaise, transformant des bateaux de plaisance non-recyclables en des hébergements). L’objectif est de comprendre comment aider et accompagner au mieux les entreprises dans leur transformation vers plus de soutenabilité, dans le respect des limites planétaires et des fondations sociales. 

L’objectif de cette thèse est de pouvoir mesurer les impacts positifs des entreprises et in fine développer un modèle de comptabilité et une méthodologie permettant aux organisations d’évaluer leur contribution positive. 

Cette méthodologie de la comptabilité à impact positif sera en lien avec la méthodologie multi-capitaux développée par la chaire et sera appliquée dans le cadre d’une expérimentation chez l’entreprise InVivo. 

Après l’application d’une première version du modèle de comptabilité LIFTS auprès des PME, le sujet de thèse « La comptabilité multi-capitaux des grands groupes » consistera en la conception collaborative et l’application de ce modèle à travers les données des entreprises partenaires de la Chaire : Danone et L’Oréal. Cette expérimentation permettra de montrer qu’il est aussi possible de réaliser une comptabilité des capitaux naturel et social intégrée à la comptabilité financière des grands groupes. La notion de budget (à atteindre ou à ne pas dépasser) alloué aux différents capitaux permettra de représenter la performance finale des grands groupes, à l'aune des limites planétaires.